Grâce à l’énergie solaire, l’objectif de la construction de maisons autonomes viables pour tous devient de plus en plus accessible. Si l’indépendance énergétique à 100 % est encore onéreuse, l’autoconsommation permet d’ores et déjà de couper un premier cordon !

Citoyens, émancipez-vous ! Si l’énergie solaire est connue pour être une source d’énergie particulièrement propre, économique et renouvelable, elle est également un excellent facteur d’autonomie. On le sait, les technologies actuelles permettent à chacun de tirer son électricité et son chauffage de la lumière du Soleil. Cela fait moins d’émissions de CO2 dans l’atmosphère, améliore le confort de vie dans la maison, réduit les factures…  Et, potentiellement, peut vous émanciper du réseau public ou de ces multinationales qui ne se montrent que lorsqu’il faut payer ! Plus qu’énergétique, cette indépendance que vous offre l’énergie solaire peut répondre à vos envies de changement.

De l’autoconsommation…

Une production d’électricité d’origine solaire peut ainsi être divisée en trois modes de consommation : une vente intégrale à EDF à un tarif prédéfini par l’État, de l’autoconsommation totale de votre propre production d’électricité, ou enfin de l’autoconsommation avec vente de vos surplus à EDF. Le jargon vous parait compliqué ? Pour faire simple, l’autoconsommation est le fait de consommer ce que vous produisez. Par exemple, manger les tomates cerises que vous avez fait patiemment poussé dans votre jardin, c’est de l’autoconsommation.

Parmi ces trois façons d’appréhender le solaire, l’autoconsommation avec vente de surplus est probablement la plus durable. Il ne s’agit pas ici de simplement combler une partie de ses besoins tout en tirant un petit profit grâce à la vente d’électricité. Proche sur le principe des idées du mouvement Colibris de Pierre Rabhi, ce mode de consommation consiste avant tout à prendre uniquement ce dont vous avez besoin et à vendre au reste de la collectivité vos excédents à un tarif préférentiel. Cela augmentera à votre échelle la part d’énergie renouvelable dans le mix énergétique français !

… découle l’autonomie

Cette autoconsommation débouche dans tous les cas sur un début d’autonomie énergétique : de la même manière que consommer vos propres tomates vous permet de ne pas les acheter dans un hypermarché à taille industrielle, plus vous exploitez d’énergie solaire, plus vous vous éloignerez des grands réseaux d’approvisionnement en électricité et en chauffage.

De fait, vous vous mettez à l’abri d’évènements sur lesquels vous n’avez que peu d’emprise : augmentation du tarif de l’électricité et du gaz, coupures électriques lors des grèves, effondrement de la civilisation, fin du monde, etc. Vous ne dépendrez que d’une étoile dont le rayonnement devrait vous assurer encore quelques milliards d’années d’électricité toute propre.

Un mode de consommation prisé des collectivités

De par ses vertus environnementales, économiques et financières, l’autoconsommation plait de plus en plus parmi les collectivités françaises. Dans son dossier d’avril 2017, le magazine Technicités détaille les différentes politiques et appels à projet en autoconsommation des régions françaises. Ainsi, l’Aquitaine d’avant la réforme des régions avait-elle installé entre 2013 et 2015 un total de 6,4 MWc* pour répondre à ses besoins en électricité. Cette année, la région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée s’est lancée quant à elle dans des appels à projets d’autoconsommation d’électricité photovoltaïque (totale ou avec vente de surplus). Visant les bâtiments professionnels publics ou privés, la mesure peut prendre en charge jusqu’à 40 % du coût global du projet et jusqu’à 50 % du coût des études de conception.

Une tendance qui ne pourra que s’affirmer dans les années à venir, à mesure que l’énergie solaire s’approchera de la parité réseau.

* Le watt-crête est la puissance maximale qu’un dispositif est capable de fournir dans des conditions standards (soit un éclairement énergétique de 1000 W/m² et une température des panneaux de 25°C)

 

Photo en une : Une centrale solaire au sol à Chicago, États-Unis. Photo Andreas Gucklhorn.